HISTOIRE DES HARAS

Victoires de Derby en Europe

Meanwhile, in France in the 1980's, the Aga Khan won three stagings of the Prix du Jockey Club with Darshaan, Mouktar, and Natroun.

Selon les rédacteurs de la classification internationale, le meilleur de ces trois chevaux était Darshaan. Entre les mains de Yves Saint-Martin, Darshaan vint à bout de Sadler’s Wells d’une longueur et demie, avec Rainbow Quest une demi-longueur plus loin en troisième position.

"Le pur-sang est ce qu’il est grâce au Derby" - de cette façon Signor Federico Tesio laissa son empreinte sur le classique d’Epsom. Pourtant, même lui admettrait qu’aucun gagnant de Derby anglais du vingtième siècle ne pourrait se mesurer aux exploits de reproducteur des trois premiers du Prix du Jockey Club 1984.

A la fin de sa carrière de trois ans, Son Altesse prit la décision d’envoyer Darshaan au haras à Ballymany Stud, et plus tard le transféra à Gilltown. Parmi ses 471 produits gagnants en Irlande et à l’étranger, on compte le lauréat des 2,000 Guinées, Mark Of Esteem, le gagnant de la Breeders’ Cup Turf, Kotashaan, et Dalakhani gagnant et étalon Classique stationné à Gilltown. Ceci-dit, pour les éleveurs la première valeur de Darshaan est la grande qualité de ses pouliches au haras, car ces poulinières se sont montrées à la hauteur de son héritage. Les gagnants de Groupe I issus de filles de Darshaan comptent Sendawar, High Chaparral, Islington, Zainta, Sulk, Alborada, Ebadiyla, Edabiya, Astarabad, Enzeli, et plus récemment les gagnants de Groupe I Alexander Goldrun, Eagle Mountain, Glass Harmonium, Sarafina, Lillie Langtry, Wavering et Mandaean.

De nos jours, son fils Dalakhani s’est illustré en tant qu’étalon Classique en produisant Conduit, Moonstone, Chinese White et Reliable Man, et il aspire à marcher dans les traces de son père en tant que père de mères. Tony Morris, expert en élevage, l’évoque en ces mots en 2010 : "Je m’attends à ce qu’il produise des chevaux de classe sur toutes les distances, étant donné qu’il a sailli des juments de qualité en plus grand nombre au cours des quatre dernières années, son influence va s’accroître. Son pedigree est libre de Northern Dancer, ce qui le place en bonne position."

Le gagnant du Prix du Jockey Club 1985, Mouktar, connut également beaucoup de réussite. La seule défaite de sa carrière eut lieu dans l’Irish Derby sur terrain léger. Meilleur deux ans de sa génération en France, sa victoire dans le Prix Hocquart le plaça favori à 1/5 du Prix du Jockey Club, qu’il gagna comme attendu. Deux ans plus tard Natroun, supplémenté, offrit à Yves Saint-Martin son dernier gagnant du Derby français. Après avoir attendu, il vint ajuster Trempolino d’une courte tête sur le fil. Celui-ci allait plus tard remporter le Prix de l’Arc de Triomphe.

Vers la fin 1990, l’Aga Khan prit la décision de retirer ses chevaux de l’entraînement en Angleterre, suite à la disqualification d’Aliysa après sa victoire dans les Oaks d’Epsom. Il avait déjà établi un effectif important en Irlande chez John Oxx, qui reste entraîneur pour l’Aga Khan à ce jour. Entre 1991 et 1995, l’Aga Khan était tête de liste des propriétaires en Irlande, où les statistiques comprennent le plat et l’obstacle. Ceci est encore plus impressionnant, du fait que les nombreux gagnants d’obstacles élevés par l’Aga Khan courraient tous à présent pour de nouvelles casaques.

Dans cette rétrospective, la majorité des grands succès sont le fruit d’une très longue histoire. Une des exceptions à cette règle fut la victoire de Lashkari dans la première édition de la Breeders’ Cup en 1984, un concept promu par John Gaines. La victoire de Lashkari dans la Breeders’ Cup Turf, devançant la gagnante du Prix de l’Arc de Triomphe de l’année précédente, All Along, permit à l’Aga Khan de devenir le premier propriétaire- éleveur européen à voir son nom inscrit au palmarès de cette compétition internationale.

La Breeders’ Cup fut l’objet de critiques dès le début. Certains pensaient que sa date tardive dans le calendrier des courses allait plutôt à l’encontre du but de l’opération. Lashkari prouva aussitôt que ces personnes avaient tort. Descendant de Qurrat-Al-Ain, une des premières juments fondatrices, le poulain de trois ans Lashkari se qualifia pour la course après sa victoire dans le Prix du Conseil de Paris à la mi-octobre. Le Prince a depuis ajouté à sa réussite les succès dans la Breeders Cup Turf de Daylami en 1999, en tant qu’éleveur, et de Kalanisi en 2000, en tant que éleveur-propriétaire.